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Pro A : Pourquoi Nancy fait peur ?

dimanche 1er octobre 2006

L’équipe double finaliste des deux dernières saisons de Pro A démarre la saison 2006/2007 sur les chapeaux de roue. Après deux journées, Nancy affiche deux victoires avec un écart moyen de 25 points. Un effectif archi complet qui montre dès le début de la saison qu’il faudra à nouveau compter sur Nancy cette saison. Encore plus que les saisons passées parce que le SLUC a grandi et on ne voit pas, pour le moment, où les Lorrains peuvent s’arrêter. Face à tout type d’équipe, les hommes de Jean Luc Monschau sont capables de jouer leur propre jeu. Un jeu basé sur la défense, le don de soi pour l’équipe, l’équilibre entre le jeu extérieur et intérieur. La route est toute tracée pour une 3e saison qui fera vibrer Gentilly jusqu’à un trophée et nous allons vous dire pourquoi.

Depuis que la finale du championnat de France se joue à Bercy, Nancy s’y est toujours invitée. En 2005, face à son voisin Strasbourg, Nancy laissa filer les alsaciens avec le trophée et un billet pour l’Euroleague. Depuis, la SIG est devenu une équipe challenger en Pro (trop haut, trop vite ?). En 2006, le groupe ultra talentueux du Mans gagna. C’est une politique de club qui fût récompensée et qui permit au basket Français de garder des perles telle que Koffi, Bokolo ou Amagou. Pendant ces deux saisons, Nancy construisait. Retour de Cyril Julian, explosion de Max Zianvéni, naturalisation de Tariq Kirksay. Avant l’intersaison 2006/2007, le groupe nancéen comptait 6 joueurs sous contrat. C’est donc avec une sérénité affichée et un portefeuille maitrisé que le staff lorrain chercha les joueurs pouvant parfaitement compléter l’effectif à l’aube d’une saison où les rendez vous ne sont pas à manquer (Semaine des As, ranking Euroleague...).

Avant le premier match du championnat de Pro A, l’effectif nancéen était bouclé. Cholet se présenta le premier face aux hommes de Jean Luc Monschau. +26 face à une équipe sensée terminer dans les 8 premiers du championnat. Les lorrains, pourtant privés de Samnick et McClintock, imposent leur style de jeu, ne se font pas peur et renforcent leur étiquette de favoris. Pour leur premier match à Gentilly, 5218 personnes sont venus revoir Tariq, Cyril, Aurélien et découvrir Cédric, Ricky, Victor et John. L’ambiance est là, les arbitres n’ont pas grand-chose à faire pour survolter les fans et le spectacle proposé par les 12 joueurs font se lever tout le monde à la fin du match. Un match maitrisé de bout en bout même si Chalon fît de la résistance en 1ère mi-temps.

A la suite de ce match et les 27 points de Cédric Banks (6/8 à trois points), la question d’équilibre offensif dans l’équipe était sur toutes les lèvres des journalistes. L’esprit d’équipe, la performance collective, la capacité de chacun à faire un gros match en attaque étaient sur toutes les lèvres des joueurs nancéens... Et c’est vrai que cette équipe joue pour Nancy, défend avant tout et profite de contre attaque ou d’un joueur chaud bouillant pour écraser son adversaire. Avec l’ULEB Cup qui démarre bientôt, la présence sur les deux tableaux permettra à chaque joueur de satisfaire son compteur personnel ou de regagner confiance. Toujours dans l’optique de jouer pour l’équipe et comme le résume simplement Cyril Julian : « Pour soulever un trophée, quelque soit le trophée... »

La route de Nancy est toute tracée, pourquoi ?

- Parce que John Linehan est le nouveau meneur titulaire du SLUC et Jean Luc Monschau sait qu’il peut stopper tout type de meneurs avec son virus sur pattes.

- Parce que Ricky Soliver est un vrai meneur, chose que n’était pas Maurice Bailey.

- Parce que Cedric Banks a montré qu’il pouvait faire la transition entre la Pro B et la Pro A en passant par les summer league tout en gardant un niveau de jeu et une adresse à trois points rarement vue dans le championnat Français et que Boyette n’était pas un shooteur.

- Parce que Moussa Badiane a été remplacé par Victor Samnick, soit un rookie par le 3e meilleur français de Pro A.

- Parce qu’Aurélien Salmon était le 2e meilleur marqueur de Nancy à la mi-temps du match contre Chalon.

- Parce que Tariq Kirksay a littéralement étouffé Mamoutou Diarra (0 points quand le français défendait sur l’allier international).

- Parce que face à deux équipes de bon niveaux, le SLUC n’a pas réellement été inquiété un seul quart temps.

- Parce que Dan McClintock est blessé et que l’équipe a été construite pour faire face à d’éventuelles autres blessures.

- Parce que mis à part Cyril Julian, chaque joueur sait shooter à trois points.

- Parce que Cyril Julian ne shoote pas à trois points et fait un boulot de mammouth dans la raquette à chaque rencontre.

- Parce que Tariq Kirksay est un joueur et une personne unique.

- Parce que Ricky Soliver s’est improvisé chef d’orchestre de kop après le premier match à domicile.

- Parce qu’on peut faire une telle liste après seulement deux journées de championnat...