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Interview Nicolas Gétin : "L’avenir, c’est le tir"

vendredi 10 mars 2006

Nicolas Gétin, c’est le Chip Engelland (shooting coach de Tony Parker) français. Karim Souchu et Aymeric Jeanneau, entre autres, sont passés entre ses mains. Dans un sport où l’adresse est l’élément le plus important et dans un pays plutôt demandeur, Nicolas Gétin tente de faire passer son message. Le travail, technique et psychologique, les maîtres mots pour rattraper les lituaniens !

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Nicolas Gétin

Basket Info : Est-ce qu’on peut te considérer comme le Chip Engelland français ?

Nicolas Gétin : (sourire) Je ne sais pas. J’ai travaillé avec Aymeric (Jeanneau), Karim (Souchu), Alexis (Rambur) des acteurs de ProA. J’essaye de faire mon boulot du mieux que je peux et surtout d’apporter quelque chose de nouveau. Mais comme toute chose nouvelle, ça prend du temps ! Cependant, je peux dire que les standards habituels de travail du shoot sont en train de changer.

Parle nous un peu de ton travail avec Aymeric Jeanneau...

D’abord, on a travaillé 3 jours ensemble. 3 jours c’est court, on devient pas super bon en trois jours. On pourra parler de pourcentage à partir de 10/12 jours de travail. Le travail avec Aymeric, on l’a d’abord axé techniquement sur le parquet. On a travaillé des rééquilibrages musculaires par rapport à sa jambe droite et son coude gauche. Et puis on a fait une séquence de travail mental. Mais c’était plus une initiation alors que maintenant j’impose un travail mental en lien avec le tir, à tous les joueurs.


L’avis d’Aymeric Jeanneau : « En trois jours j’ai pu, grâce à Nicolas, modifier des détails importants qui m’ont permis de devenir rapidement plus adroit à longue distance. Il faut de la persévérance car ce n’est pas évident de modifier des détails que nos entraîneurs n’ont pas le temps de nous faire changer, mais ça marche vraiment. »


Es-tu en contact avec d’autres joueurs ?

Oui, Yakhouba Diawara est intéressé. On travaillera ensemble cet été. Yannick Bokolo, Ricard Greer m’ont contacté. Et Aymeric Jeanneau veut retravailler avec moi. D’ailleurs on va travailler deux jours ensemble à Clermont ce week-end.

Pour un shooteur du dimanche, quel est le point qu’il faut travailler en priorité ?

Je ne peux pas vraiment répondre à cette question parce que le shoot on ne peut pas le travailler en isolant le pouce ou le poignet ou des choses que j’entends. Shooter c’est tirer quand on veut et où on veut. Il faut donc une répétition pour améliorer la technique. Il faut travailler sur l’ensemble du corps, plutôt que travailler sur un ou deux points.

Est-ce que tu penses qu’il y a un problème français au niveau du shoot extérieur ?

Non, je ne pense pas. J’ai vu les docteurs du shoot bosser, des coachs yougoslaves, lituaniens, ... Je pense que c’est plus un travail global à faire. Le tir c’est vraiment là où le basket mondial va progresser dans les 20 prochaines années.

Est-ce que tu penses qu’il y a un secret lituanien ?

Oui, je pense qu’ils sont en avance sur nous sur le chemin de l’adresse. Mais le secret je le garde un peu pour moi...

Est-ce que tu travailles avec des jeunes joueurs, avec l’INSEP... ?

Non, pas encore. Disons que je suis très cocorico et que j’adorerais qu’il y ait plein de jeunes français qui fassent des cartons pas possibles !

Interview réalisée avec l’aide de Julie Weber