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Final Four Paris’10 : Barcelone assume son statut de favori

vendredi 7 mai 2010, par Aurélien Hipp

En mode diesel (mené 2-10 en 3 minutes), Barcelone n’a finalement pas tremblé face à des moscovites offensivement un peu justes pour lutter tout le match. Grâce à Rubio (7pts, 14 d’évaluation) mais aussi et surtout grâce un effectif d’une longueur interminable, l’ogre espagnol a pris sa revanche de 2009 face à un CSKA dont 5 joueurs seulement ont marqué ce soir. Malgré Siskauskas (19pts), Moscou laisse la voie libre au sacre annoncé du FC Barcelone.

Paris, POPB
Regal FC Barcelona bat CSKA Moscou 64-54 (12-11, 17-10, 18-20, 17-13)

- Barcelone : Rubio 10,Lakovic 3,Navarro 10,Vasquez 11, Ndong 9,Morris 2, Lorbek 7,Mickeal 8, Grimau 4

- Moscou : Smodis, Siskauskas 19,Holden 7,Mensah-Bonsu, Ponkrashov 2, Vorontsevitch, Langdon 12,Kaun 9,Khryapa 5, Planinic.

Bien qu’alléchante sur le papier, la première demi-finale de ce Final Four parisien commence de manière plutôt décevante. Le POPB est loin d’être rempli (il se garnira en cours de match) et le spectacle sur le terrain loin d’être à la hauteur des noms ronflants qui arpentent le parquet.

Alors que les articles de presse présentant l’événement ont largement mis en avant le fait que le Barça, ultra-favori, avait tout à perdre, la tendance semble en effet être celle-ci lors du premier quart. Un manque d’adresse terrible des deux côtés, des passes dans les tribunes, des cafouillages sur lay-up, on se croirait au premier quart-temps d’un all-star game.

A la différence que l’engagement est bien présent, et qu’on mettra plutôt ces maladresses sur le compte de la pression. Le Barça se sait en effet très attendu et a bien du mal en attaque lors des 10 premières minutes, alimentant la marque essentiellement par Pete Mickeal. L’ailier-fort US inscrira en effet les 8 premiers points de son équipe, dont la moitié sur lancers-francs. Côté moscovite, on s’appuie essentiellement sur Sasha Kaun, dont la puissance et la taille gênent considérablement les ibériques. Le géant russe (2m14) finira la première période avec 8pts et 6 rebonds. Rapidement mené 10-2, Xavier Pascual recadre ses joueurs et utilise l’agressivité de Pete Mickeal (6 lancers tirés) pour se maintenir dans le match. Il faut bien compenser le début de match plus que moyen de Juanca Navarro, crédité d’un vilain -2 d’éval au bout de 5 min.

On sent cependant qu’il ne manque pas grand chose au Barça pour faire jeu égal, et brutalement la tendance s’inverse. Ricky Rubio prend quelques phases de jeu à son compte et ses passes décisives qui alimentent Vasquez (dunk plein axe), Grimau (lay-up renversé) ou Navarro (à 3pts) augurent de la meilleure période catalane, qui plus la seconde période avance (12-11 à la fin du premier QT) accroit son avance pour mener 29-21 à la mi-temps. C’est du côté de l’évaluation qu’il faut chercher la stat qui fait mal puisque le CSKA cumule un catastrophique 9 , dont 8 pour le seul Kaun. Alors qu’il tenait son match, le CSKA a donc brutalement subit une panne offensive ne lui permettant d’inscrire que 15pts en 17 minutes, malgré ce début si prometteur.

A la pause, c’est sur un score digne d’un Vichy-Orléans de début de saison (29-21) que les Espagnols mènent finalement relativement tranquillement.

Largué à l’évaluation mais pas vraiment décroché au score, le CSKA avait bien le profil à revenir dans le match. Comme souvent dans ce type de match, la seconde mi-temps débute sur un tout autre rythme, et pour le bonheur des spectateurs, dans un esprit bien plus tourné vers l’offensive. Conclu sur le score de 20 à 18 pour le CSKA, ce quart-temps ne verra aucune des deux équipes scorer 2 paniers d’affilée, la marque étant alimentée par Siskauskas (décidément un joueur en verve lors des finales à 4) et Holden d’un côté, contre Vasquez et Navarro de l’autre. Plus menaçant, plus précis en attaque, le CSKA parvient un moment à recoller à 53-50, mais déjà, on sent que ce sera un peu juste.

Comme en début de match, Rubio prend l’ascendant sur ses adversaires directs (Planinic a complètement dévissé avec 0/7 et -2 d’eval), tandis que Holden ne fait pas mieux avec 3/13 et -3.
Tout au long de cette deuxième mi-temps, l’écart oscille entre 3 et 8pts pour Barcelone. Erazem Lorbek se charge alors de tuer le avec un 3pts dans le corner 3. 11pts d’écart, c’est trop pour Moscou qui s’incline 64-54 contre un Barça qui attendra logiquement l’Olympiacos en finale. Trop maladroits, les russes ont même fini par abandonner la bataille du rebond (41-39) alors que les espagnols avaient longtemps paru très embêtés par la taille de l’effectif russe.

Voila qui ne va pas arranger les affaires du CSKA, déjà bien mal en point en championnat avec 3 défaites dans le second cycle du championnat Russe. Cependant, vu l’effectif aligné, avec de nombreux jeunes, cette édition 2010 avait des allures d’année de transition. Barcelone, qui avait tout à perdre, a fait honneur à son rang de favori et a déjà dépassé sa performance de Berlin en 2009, en échouant justement contre le CSKA en demi-finale.