mercredi 22 mars
  • Facebook
  • Twitter
Accueil > News > Pro B > Pro B : Brest champion de France 2005, la Pro A pour Rouen

Pro B : Brest champion de France 2005, la Pro A pour Rouen

lundi 13 juin 2005, par Aurélien Hipp

Bien sûr le POPB était à moitié vide à 16h30 pour le coup d’envoi de ce Brest-Evreux, bien sûr le match a souffert de l’impression toute fraîche laissée par une finale Pro A de très bon niveau. Mais Brest est allé au bout de sa mission, et ramène le trophée en Bretagne. De son côté, Rouen applaudit...

Affluence record pour de la ProB

Environ 7 à 8000 personnes étaient encore présentes pour la finale Pro B au POPB, déserté par les strasbourgeois (on veut bien les comprendre) et les nancéens (qu’on veut bien comprendre aussi). L’ambiance s’en est bien sûr ressentie, mais le petit contingent brestois et les ébroïciens (plus nombreux) ont tour à tour cru voir le titre (et la montée en ce qui concerne les normands) leur échapper.

Brest démarre au quart de tour

Brest commence sur les chapeaux de roue et prend rapidement 5 puis 10pts d’avance. Stephen Brun rentre comme souvent des tirs que lui seul peut même imaginer prendre, Schmieder a encore un peu de réussite à ce moment-là, et surtout, le showman brestois Pero Vasiljevic, si souvent star du "tout ou rien" cette saison, fait le spectacle. Il contre, shoote à 3pts, intercepte, encourage ses coéquipiers, il en fait tellement que le coach brestois lui demandera de se calmer... Brest mène 20-10 à la fin du premier quart, Evreux n’a tout simplement pas répondu présent dès l’entame

2eQT : Evreux revient

La performance de Brest est d’autant plus impressionnante que l’ALM s’était renforcée, et de bien belle manière. Mutombo et Peterson ont montré qu’ils n’avaient pas grand chose à faire à ce niveau, leur intensité en défense, notamment pour le belge, posant des problèmes insolubles. Stephen Brun, dont le 5/18 s’explique tant par sa volonté de prendre le match à son compte que par une défense serrée sur sa personne (Thibaud tenta plusieurs fois une sorte de zone-carrée avec boite sur Brun). Ainsi, plus dûre et plus combative, l’ALM revient pour n’être qu’à 1 point à la pause, 35-34.

3eQT : L’ALM prend le large

Un 18-0 à cheval sur les 2e et 3e QT, voilà ce à quoi les brestois ont du faire face. La défense ébroïcienne est hérmétique dans cette période que Stephen Brun reconnait être "le QT la moins serein de l’Etendard cette saison" et le repli défensif brestois moins performant. Mutombo use de son spécial à 4m pour donner 8pts d’avance à la fin du 3e QT à son équipe. Peterson ne rate rien (3/3 à ce moment-là), gobe des rebonds (8) et permet de creuser l’écart. Car Patiejunas, Karcher, ne sont pas dans le match. Rancik enfonce le clou à l’intérieur, marque plusieurs paniers bonifiés et voit vite que personne ne peut l’arrêter en homme à homme.

4eQT : L’ALM sombre, Brest s’envole vers le titre

Conséquence logique, Brest ressort sa fameuse "zone de grand-mère" (expression déposée par Charlie Auffray) pour limiter l’influence des intérieurs d’Evreux. L’ALM déjoue, perd des ballons et offre à Brest ses munitions préférées , des ballons de contre-attaque. Ceux-ci sont exploités à merveille par Ted Berry, qui prend le match à son compte et inscrit 7pts consécutifs en fin de match. 29-11 dans ce quart-temps, l’addition est lourde et Brest termine ses matches comme souvent, euphorique.

Pero Vasiljevic est élu MVP d’un match où il aura été bien seul à faire le spectacle, une rencontre marquée par une maladresse (29/79 côté breton, 21/63 pour les normands) bien compréhensible au regard de l’enjeu. Les brestois commencent la fête immédiatement sur le parquet, avant de participer pour certains (Brun, Vasiljevic, le coach Yves-Marie Vérove) à une conférence de presse enjouée. "La fête ce soir à Paris, puis demain à Brest" concluera le "sorcier de Cerdan".