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NBA : La Chronique du 5 Mars

lundi 5 mars 2007, par Vianney Pannet

La nuit des francais

Dans la victoire des Warriors à Washington, Mike Pietrus n’était toujours pas dans de cinq de départ mais il a bénéficié d’un temps de jeu supérieur à celui des derniers matches (22 minutes) et en a profité pour passer la barre des dix points (11) auxquels il a ajouté une passe mais pas de rebond.
Cette nuit devait se tenir un affrontement entre français lors du match Lakers-Suns, mais Diaw, toujours en délicatesse avec un muscle lombaire a une nouvelle fois du jeter l’éponge avant le match. Turiaf, pour sa part a joué 15 minutes pour 6 points et 4 rebonds.
Les deux Sonics étaient également de sortie et ont bénéficié d’un temps de jeu très réduit.
9 minutes pour Petro, qui score tout de même 6 points mais ne prend pas de rebond, et 5 toutes petites minutes pour Gelabale (1 rebond) qui a repris ses marques sur le banc après avoir été longtemps starter durant l’absence de Lewis. On aurait pu penser qu’avec le retour de celui-ci, il deviendrait la première rotation, mais il n’en est rien et il doit prendre son mal en patience en attendant des jours meilleurs. Il a prouvé qu’il avait tout pour s’imposer et si ca ne suffit pas totalement, ça marque les esprits.

Une saison malheureusement gâchée

T-Wolves-Celtics

Cette nuit, les Celtics ont gagné pour la quatrième fois consécutive, chose totalement impensable il y a de cela trois semaines, lorsque les Celts perdaient pour la 19ème fois de suite.
Pourtant, c’est un fait. Après les Rockets, les Knicks et les Nets, ce sont les Wolves qui ont été victimes de ce net regain de forme de la part des verts. Néanmoins, ce sursaut d’orgueil n’est pas uniquement dû à la Saint Patrick qui approche à grands pas et qui est un fameux événement pour tout ce qui peut avoir un rapport avec l’Irlande et son passé celte. Le fait marquant de cette série est le vrai retour de Pierce aux affaires. Il ne faut pas oublier qu’avant sa blessure, Boston restait sur cinq victoires de rang et était en lice pour une qualification pour les Playoffs. Il est le petit plus qui fait qu’au lieu de laisser échapper un match serré, les jeunes pousses vont se battre jusqu’au bout, sachant que leur leader pourra à tout moment apporter ce dont ils ont besoin. Ce fut le cas contre New Jersey, à 18 secondes de la fin, Boston mené de 5 points, Pierce jusqu’alors à 5-23 aux shoots sort le panier primé qu’il faut et qui redonne espoir aux siens, avec la victoire au bout de la prolongation. Ce retour de l’option n°1 des Celtics permet aussi à Delonte West d’avoir plus de libertés et du temps pour shooter (on sait qu’il est très adroit mais aussi qu’il lui faut du temps) et à Al Jefferson d’être moins surveillé. Cette nuit, West compilait 31 points, 10 passes et 5 rebonds et la nuit d’avant, c’est Big Al qui brillait avec 32 points et 18 rebonds.
Cette nuit, Kevin Garnett a tout tenté mais n’a rien pu faire, auteur d’un triple double (33 points, 13 rebonds, 10 passes) et du trois point égalisateur à 3 secondes de la fin de la première prolongation, il n’a pas pu empêcher les siens de s’incliner au bout de la seconde prolongation 124-117.

Les Spurs de nouveau conquérants ?

Rockets-Spurs

Alors qu’on les trouvait moribonds début février, avec une peu glorieuse passe de 4 défaites pour une seule victoire, ils semblerait qu’ils aient retrouvé de l’envie et de l’allant à la suite de la claque infligée par Miami. Depuis, c’est huit victoires de rang, la dernière en date face aux Rockets sur le score de 97-74, malgré l’absence de Tony Parker, blessé. La veille, c’était Orlando qui subissait le même traitement (ou presque) en encaissant un 98-74. Ce qui était la force des Spurs lors de leurs titres semble être de retour. Une défense de fer est proposée par les hommes de Popovich. Avec tout juste 83 points encaissés de moyenne par match durant cette série, c’est une vraie muraille que sont en train de reconstruire les Spurs, à défaut de pouvoir faire exploser les compteurs offensivement (même si l’homme élastique, Manu Ginobili nous a montré qu’il pouvait être une « scoring machine » en sortant du banc !).
Du souci en perspective donc pour les deux grands favoris de l’Ouest, j’ai nommé Dallas et Phœnix.

Incontestables leaders

Magic-Mavs

En gagnant samedi soir face au Magic, les Mavs n’ont pas moins acquis que leur 50ème victoire de la saison (pour 9 défaites), la 36ème lors des 38 derniers matches, des données tout simplement hallucinantes et on voit mal qui pourrait battre les Mavs à l’Ouest tant ils sont dominateurs ! Aucune franchise de leur conférence ne possède la seule chose dont ils sont dépourvus, à savoir un secteur intérieur intraitable. Si Nowitzki (plus que jamais en course pour le titre de MVP) et les siens sont tout simplement écœurants à l’extérieur, une grosse menace en dessous pourrait leur faire du mal, et on l’a d’ailleurs bien vu l’année dernière lors des Finales où Wade doit une grande partie de ses performances exceptionnelles à la qualité de la fixation de O’Neal. Un petit pronostic nous pousse à dire que dans l’état actuel des choses, Dallas l’emporterait aisément à l’Ouest et que la seule équipe capable de la stopper serait un Heat avec un O’Neal au niveau auquel il semble être revenu ces derniers temps.

Quand Miami joue de Malchance

En début de saison, le Heat avait du faire sans le Shaq blessé au bout de quatre matches, puis sans son stratège Pat Riley, officiellement pour des problèmes physiques, puis l’arme fatale est revenue, et si ses stats ne sont pas flamboyante, on sent que l’impact qu’il a sur l’équipe est non négligeable puisque le Heat faisait peur de nouveau. Une excellente série de sept victoires en huit rencontres qui a fait revenir le grand gominé et puis le drame, comme si cette équipe ne pouvait vivre avec un triumvirat à sa tête (Riley en tant que cerveau, Wade en tant qu’exécuteur et le Shaq en tant que catalyseur), c’est au tour de Wade de devoir renoncer. Lors d’un contact, ce dernier s’est démis l’épaule et sera absent jusqu’aux Playoffs s’il décide de faire une rééducation classique et jusqu’au début de la saison prochaine s’il décide de se faire opérer afin de mieux récupérer par la suite. Un choix cornélien à faire pour lui, car le Shaq ne sera pas éternel mais il risque en quelques sorte sa carrière si cette blessure est mal soignée, encore une affaire à suivre du côté de la floride...