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ULEB Cup ’07 : Real Madrid campeon !

mardi 10 avril 2007, par Aurélien Hipp

Au terme d’un match plus enlevé que la finale 2006, le Real Madrid gagne son ticket pour l’Euroligue 2007-2008, s’appuyant sur une domination trop rarement contestée par le challenger lituanien. D’abord dans la peinture avec Reyes, puis depuis le "centre-ville" avec Smith, le Real a patiemment construit sa victoire. Centre-Ville qui va d’ailleurs maintenant vibrer au son de l’Espagne toute la nuit...

Finale Coupe ULEB 2007

Lietuvos Rytas Vilnius - Real Madrid 75-87 (18-22, 23-19, 17-29, 17-18)
6200 spectateurs

Evolution du score :
5’ : 10-11 ;
10’ : 18-22 ;
15’ : 26-30 ;
20’ : 41-40 ;
25’ : 47-52 ;
30’ : 58-69 ;
35’ : 68-80 ;
40’ : 75-87 ;

Lietuvos Rytas :

Rush 10, Slezas 3, Stelmahers 4 , Lukauskis, Delininkaitis 9, Koljevic 9, Zukauskas 5, Batista 9, Petravicius 8, Jomantas 7, Nielsen 11, Blums

Real Madrid :

Nguema, Smith 19 (MVP), Sekulic 7, Reyes 16, Mumbru 9, Hernandez-Sonseca, Hervelle 10, Tunçeri 5, Sinanovic, Bulloc 16, Lopez 5, Tomas

1er quart 18-22 : La bonne entame merengue

Alex Mumbru est la star du début de match. 2pts, 2 fautes provoquées, une balle perdue, une tentative d’intimidation sur Jomantas, on ne voit que lui. Le Real choisit clairement l’option intérieure dans ce début de
match, insistant après Mumbru par Reyes. Mais Vilnius répond immédiatement par Rush (3pts) et surtout Nielsen, qui éclaire le jeu de sa position intérieure, le très à la mode concept de "point-forward".
A la défense de Vilnius s’oppose la puissance et les rotations madrilènes. Si les deux shooteurs US Smith et Bullock ne trouvent pas la mire en ce début de match, Mumbru et Reyes tiennent clairement la baraque.

2e quart 41-40 (23-18) : La révolte lituanienne

Nielsen prend de plus en plus d’ampleur dans ce match, en entamant la période par un panier à 3pts qui ramène son équipe. Vilnius défend toujours aussi fort, ce qui lui permettra de combler un trou de 7pts (23-30 à 30-30). Ce sont même les lituaniens qui finissent devant à la mi-temps (41-40), portés par un coaching très pertinent de Trifunovic qui lancera d’abord la tour de contrôle Zukauskas qui jouera à merveille son rôle de point d’ancrage, relayé ensuite par Baptista, auteur d’une très bonne entrée avec 6pts dans les 3 dernières minutes. En face, Reyes reste le grand bonhomme de la mi-temps avec 19 d’évaluation, de loin la meilleure du match pour le moment.

3e quart 58-69 (17-29) : Le Real creuse l’écart irrémédiablement

Charles Smith à 8m en reculant, le 3e quart part très fort ! Le Real a du se faire remonter les bretelles à la mi-temps, lui qui n’a pas su conserver un écart de 7pts. Le voilà déjà devant, et le leadership pourrait bien avoir définitivement basculé. Hervelle prend le relais pour creuser l’écart une nouvelle fois (50-43), mais cette fois-ci les shooteurs US du Real ont décidé de prendre le match à leur compte. Smith frappe encore (la 3e fois) , puis Bullock (7pts de suite) porte l’écart au-dessus de la barre des 10pts (60-48). La messe semble dite, d’autant plus que les joueurs de Trifunovic ne parviennent plus à prendre le moindre tir ouvert. Le concours qui est désormais lancé a pour effet de titiller Rush, qui veut ramener son équipe à lui tout seul. Mais le contraste est cruel entre la lucidité et la confiance de Charles Smith (qui rajoute une 4e banderille) et Rush qui alterne
entre le pas très bon et le n’importe quoi. Il est heureusement sauvé par Koljevic, auteur d’un 3pts avec la planche en 1ère intention, puis d’un nouveau tir dans la zone intérmédiaire. Apportant ainsi le capital-points manquant côté Rush, il maintient les lituaniens dans le coup, 69-58. Mais à ce moment du match, on voit mal le Real être inquiété.

4e quart : 75-87 (17-18) : Il n’y a plus qu’à gérer !

Géré par le Real, ce dernier quart-temps aura surtout valu pour les minutes de talent pur que nous auront offert les joueurs madrilènes, avec une mention particulière à Smith (dont les paniers à 3pts -6 !!- auront aidé à creuser l’écart définitif), de Bullock (gestionnaire idéal dans la fin de match) et Reyes, homme à tout faire dans la peinture. Le Real s’impose logiquement et sera de retour dans une compétitition qu’il n’aurait jamais du quitter, l’Euroligue. Vilnius ne réalisera pas le doublé mais Madrid était trop fort, trop adroit. La salle est toute blanche désormais, même si le drapeau lituanien est déployé chez les supporters de Vilnius. "Lietuva, Lietuva" résonne malgré la défaite, alors même que les joueurs madrilènes, Charles Smith en tête, viennent remercier le peuple blanc.

Le Real Madrid gagne donc un trophée après plusieurs années de disette sur le plan européen et fait un pied de nez à son homologue footeux.

Place à la fête dans Charleroi pour les supporters madrilènes, à présent. Rendez-vous même endroit l’année prochaine !