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Pro A : Soirée cauchemardesque pour le PL face au Havre

dimanche 24 octobre 2010, par Aurélien Hipp

Leader avant le match, le PL a connu une soirée cauchemardesque face au STB Le Havre, qui prouve ainsi que sa victoire au Mans n’était pas un accident. Ecoeurants de réussite, notamment en 1ère mi temps, les Normands ont certainement remporté la victoire la plus large de leur histoire à l’extérieur. Le PL n’aura jamais pu réagir et pire, a lâché le match dès la reprise pour finir loin, très loin (57-88) des hommes de Sousa.

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Wes Wilkinson

Parfois, la tendance que suivra un match de basket est dictée par les toutes premières minutes. En voyant la maitrise déployée par King et Sangaré en début de match, plaçant les Havrais sur de bons rails, on s’attendait à voir les Parisiens réagir, en bons favoris qu’ils étaient. Mais non, cette tendance allait se confirmer, s’amplifier tout au long du match. A tel point que l’avantage maigre (15-14) du PL au bout de 10 minutes était un vrai trompe l’œil.

Très vite, la vitesse et la précision des Havrais fait la différence. Ils ne ratent absolument rien, réussissant 13 de leurs 15 tirs dans le 2e quart-temps. King à distance ou en pénétration, Jones se jouant de Hamilton dans la raquette, Pope virevoltant et trop rapide pour Noel ou Aka, à opposer à des locaux en retard sur quasiment tous les ballons. Ajoutez à cela une certaine malchance/ maladresse, c’est à dire que les gamelles, les fumbles, pour reprendre un terme cher à Jacques Monclar, étaient légion et ces balles capricieuses ont systématiquement fini dans les mains havraises.

L’absence de Max Zianveni est presque passée inaperçue, éclipsée par les gros matches de Wilkinson, un homme qui semble ne jamais rater lorsqu’il est seul dans le corner, ou Sangaré. Même la sortie de King sur faute disqualifiante (après une altercation avec Sommerville, lui aussi prié de retourner aux vestiaires) n’a pas grippé la machine.

Car ce qu’on retiendra du match de Sousa et de ses joueurs, c’est une impression d’un collectif très au point, on en veut pour preuve les 21 passes contre les 12 balles perdues. 13/15 aux tirs, cela aide à faire la course en tête et c’est fort logiquement que le STB vire en tête à la pause, 33/43, un avantage qui aurait du être plus important si les consignes de JM Sousa sur la dernière défense avaient été respectées. Au lieu de cela, la mi-temps est sifflée sur un 3pts d’Andrew Albicy. A -10, on croit alors que le PL va revenir, et peut le faire dès la reprise.

Il ne faudra pas longtemps pour trouver l’issue finale du match. Après le 0-13 pour prendre la tête au 2e quart temps, le Havre passe un 0-12 dans le 3e. L’écart devient alors anecdotique et dépasse les 30 pts très vite, dès le 3e quart-temps remporté 10-30 par des Havrais plus en confiance que jamais. On peut sans gros doute affirmer que ce STB là aurait défait n’importe quelle équipe de Pro A lors de cette journée. Il finira à 57% de réussite contre un maigre 36% d’un PL qui aura vite déposé les armes.

Si l’écart choque par son ampleur, force était de constater que les Parisiens n’étaient pas dans un grand jour. Quelques éclairs d’Hamilton et Albicy n’auront pas su faire oublier les rotations trop neutres de Yango et Wyatte à l’intérieur, Wright et Aka sur les postes extérieurs. Ce n’était pas le PL euphorique qui avait détruit l’ASVEL ou qui avait su faire preuve de caractère pour remonter son retard à Poitiers et l’emporter de manière autoritaire. Leader anecdotique avant le match, le PL retourne à un quotidien qui le verra affronter Roanne, autrement dit une opposition compliquée pour se relancer. Déçu par la manière, Jean-Marc Dupraz attendra certainement une revanche de ses hommes. Le Havre, pas loin du compte contre Chalon mais qui n’avait pas su enchainer après le Mans, aura une opportunité intéressante de confirmer face au HTV.

- Les stats du match


PL News : le match contre Le Havre
envoyé par ParisLevallois.