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Pro A : Nancy - Strasbourg, la revanche lorraine ?

jeudi 1er juin 2006

Samedi à 18h30 en direct sur TPS Star, le remake de la finale 2005, SIG-SLUC. Deux équipes en pleine bourre pour ces playoffs et qui se rendront coup pour coup afin de rallier Bercy le 18 juin. Les 10 joueurs de chaque équipe auront chacun leurs rôles dans cet affrontement qui laisse présager une série de playoffs très agréable à suivre et sans doute indécise jusqu’au bout.

Voici de quoi y voir plus clair avant une série qui pourrait bien rester dans les annales.

Au poste de meneur, Strasbourg et Nancy ont une similarité. Ils ont chacun échangé leur arrière sensé pouvoir monter la balle par un vrai meneur reconnu en Pro A durant la saison. Même si du côté nancéen l’affaire a fait moins de bruit, Maurice Bailey a commencé la saison à Brest et est revenu (il faisait partie de l’équipe nancéenne la saison passé, ndlr) en Lorraine juste avant Noël. John Linehan est arrivé à Strasbourg -longtemps- après le départ d’Alvin Young, en provenance du désormais célèbre "bordel parisien". La sensue américaine a du s’habituer "à manger moins de miel" dixit Eric Girard et faire tourner un effectif bien plus riche qu’à Coubertin.
Marques Green, le minimi de Jean Luc Monschau, a réussi à vaincre, cette année, le mal du pays et est resté bien sagement avec son équipe toute la saison. Toujours très actif et maître dans la recherche de l’angle parfait, le bonhomme drive Nancy parfaitement depuis le début des playoffs.

Aymeric Jeanneau est un joueur naturellement motivé, mais lorsque l’enjeu grandit, un signe ne trompe pas quant au degré de motivation du meneur strasbourgeois. A l’échauffement, l’adjudant de Girard devient Air Jeanneau (en restant raisonnable bien sur) ! L’arceau du Rhénus la bien compris depuis 2 ans que Jeanneau mène son équipe à la victoire.

Sur les postes extérieurs, Nancy peut compter sur le fantastiquement fantasque Tarik Kirksay. Marqueur décisif lors du match 2 face à Chalon et baromètre du jeu nancéen. A Strasbourg, les frères Greer se sont peu à peu mis en mode "Playoffs". L’adresse extérieure de Jeff est souvent décisive et la polyvalence de Ricardo peut permettre à Girard de faire face à une ligne extérieure de petite taille du côté nancéen, avec Green, Bailey, Boyette. Mais avant tout, ce sera son duel face à Kirskay qui pourrait être la clé de cette demi finale.

Jermaine Boyette est la bonne pioche de Jean Luc Monschau cette saison. Arrivé au mois de janvier pour remplacer Hoover, l’arrière gaucher sera très précieux pour dégainer à trois points.

L’adresse à trois points dans les corners du vieux grognard, Deron Hayes, sera aussi importante que l’énergie perpétuelle de Stanley Jackson. Un dernier tour d’honneur M. Jackson ?

Dans la raquette, de l’énergie, il en faudra un paquet pour ne pas se faire éjecter de celle-ci. Et la première chose qui dérange dans le jeu intérieur de la SIG, c’est l’absence de Sacha Giffa (tendon d’Achille). Ses coups de chaud en attaque et son profil similaire à Max Zianvéni, lui permettait de contenir le dauphin du MVP français. Cyril Julian, pas besoin de présenter le warrior. Le pivot aux 17 double-double cette saison est paré pour charcuter de l’Alsacien.

Pour revenir au cas Zianvéni, Eric Girard peut compter sur son anglais préféré, qui vient de re-signer un an avec la SIG, John McCord. McCord est un joueur unique en ProA. C’est un joueur qui a réussi à arrêter Luis Scola en Euroleague lors de la victoire de Strasbourg face à Vitoria. Samedi, Air Zianvéni sera son défi. Un défi à la hauteur de son talent.

Le talent de Zianvéni a mis un certain temps à exploser, mais depuis, le nancéen de naissance n’arrête plus d’affoler les statisticiens et ses défenseurs.
Ce qui affole chez Ondrej Starosta, c’est sa capacité à faire un match énorme, puis à attraper une angine et à rester sur le banc pendant 40 minutes. Difficile a scouter comme joueur... Dans le même registre, Dan McClintock. Moins utilisé que la saison dernière, l’américain peut toujours rendre de grands services (vs Bourg, 21 points en 23 minutes). Tout comme Moussa Badiane et ses longs segments qui permettent de contrer n’importe qui.
Crawford Palmer sera bien présent dans la peinture. Un temps blessé, sans entraînement pendant 12 jours à la veille des playoffs, le Craw a su retrouver ses jambes pour les playoffs et espère bien soulever à nouveau le trophée de champion. K’Zell Wesson a la carrure pour faire le ménage à Nancy, préparer le terrain pour se rendre à Paris et aider Palmer à porter le trophée.

Contrairement à l’année dernière, SIG-SLUC, c’est la demi-finale du championnat de France. Pas question donc de soulever un trophée pour le vainqueur de cette série. Mais tout le monde semble d’accord sur un fait. Nancy et Strasbourg sont les deux équipes qui ont montré le plus d’aptitudes à rejoindre Bercy le 18 juin durant la saison régulière.

Sur le papier, les deux équipes se valent. La différence qui pourrait faire pencher la balance d’un côté s’appelle Gentilly.
En effet, Nancy a l’avantage du terrain et les tribunes de Gentilly seront certainement pleines jeudi et peut être samedi. Contre Chalon, lors du dernier quart temps, la défense de Nancy s’est fortement resserrée lorsque les 6000 personnes présentes ont commencé sérieusement à faire du bruit. Pour la venue des voisins alsaciens, il ne faudra pas attendre les dix dernières minutes et un déboire de 13 points pour se réveiller. Les fans lorrains ne sont pas puceaux des grands événements, ils savent faire maintenant tout comme leur homologues alsacien...

Verdict, la semaine prochaine !