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NBA : La Chronique du 14 décembre

jeudi 14 décembre 2006, par Vianney Pannet

La nuit des français

26 équipes jouaient hier soir et seul Pietrus n’était pas de sortie.
Qu’importe, d’autres se sont chargés de faire parler de la France, à commencer par Petro !
Du haut de ses 20 ans, il vient de signer sa deuxième très grosse perf’ de suite (malheureusement, les Sonics ont été défaits) avec 16 points et 10 rebonds en 30 minutes.
Un double-double pour notre 7-footer, c’est toujours bon à prendre...
Dans la même rencontre, Gelabale a lui bénéficié de 32 minutes de temps de jeu avec pour résultat 10 points et 4 rebonds.
TP quant à lui a été fidèle à lui même dans la victoire face aux T-Wolves, une performance de All Star pour le leader de notre délégation outre atlantique qui rend un très propre 23 points, 6 passes et 4 rebonds en 34 minutes. Qui plus est, il a totalement étouffé Mike James, son vis à vis, auteur pour sa part de 4 points (1-7), 2 passes et 4 balles perdues !
Autre bonne performance à mettre à l’actif d’un Frenchie, celle de Diaw, qui, à Miami, a marqué 13 points, pris 11 rebonds, délivré 4 passes et fait 2 contres en 37 minutes durant la victoire des siens.
Plus anecdotiques, les contributions de Diawara (2 points, 2 rebonds en 23 minutes) et de Turiaf (4 points, 1 rebond en 14 minutes) lors des défaites de leurs équipes respectives, toutes deux hors de leurs bases.

Big Ben sonne à nouveau

Sonics-Bulls

Après un mois et demi de contre-performances, on commençait à se dire que la cloche était cassée, que le ressort avait du mou, mais c’était seulement la période de révision de routine après changement d’adresse. Le basketteur à la coupe afro le plus célèbre du monde a de nouveau fait parler la poudre cette nuit face à Seattle. Auteur de 15 points et surtout 20 rebonds (!!!), il a rappelé à tout le monde qu’il n’était pas encore prêt à passer la main.
Finies donc les prises de bec avec coach Skyles qui interdit le port du bandeau dans son équipe. Et si Big Ben réitère ce qu’il a fait cette nuit, il faudra prendre très au sérieux cette équipe des Bulls sans superstar qui croque le ballon, mais bourrée de talent avec les jeunes Hinrich, Gordon, Deng et Nocioni, le tout encadré par le « papa » Ben Wallace.

Quand la conférence atlantique en a marre d’être la risée du basket...

A trop perdre, on en finit par gagner. Certes, ça ne veut rien dire, mais c’est ce qu’ont pourtant fait tous les membres de cette risible division cette nuit (exception faite de Philadelphie qui affrontait Boston).
On a donc pu voir d’un seul coup les victoires de Boston à Philadelphie (troisième victoire de rang pour les hommes de Doc Rivers, la troisième contre une équipe de la division), de Toronto à Orlando (surprenante quand on regarde les résultats des deux équipes en ce début de saison), de New Jersey face à Milwaukee et de New York face à Atlanta qui ne fait vraiment pas le poids en l’absence de son leader Joe Johnson.
Alors sursaut d’orgueil, dernier râle de l’agonisant ou réelle reprise en main ? Rien ne laisse encore présager que cette division se redresse comme par magie, mais qui sait ? Toronto a bouleversé son effectif cet été et la mayonnaise est peut-être en train de prendre.
A Boston, Szczerbiak est de retour, quand on sait qu’il pèse 20PPG et que les jeunes Celts ne perdent jamais de beaucoup, c’est de bon augure.
New York va peut être se réveiller sous l’impulsion de Curry, enfin au niveau auquel il était attendu !
En revanche, rien ne va plus pour Philadelphie, le bout du tunnel semble loin, très loin pour les Sixers, en plein divorce avec Iverson et qui vient de perdre son neuvième match consécutif (record de l’an passé d’ores et déjà battu !).

Ca fait rir’ les oiseaux...

Suns-Heat

Ca fait chanter les abeilles, ça chasse les nuages et fait briller le soleil.
Quoi donc ? Les performances de Steve Nash bien sur !
Enfin, pour les oiseaux, les abeilles et les nuages, je n’en sais rien, mais pour sur, il fait briller le soleil ! Ou les Suns plus précisément. Onzième double-double consécutif pour une douzième victoire de rang de Phoenix, toujours en ballade dans la conférence Est et qui ne fait pas de détails.
Il faut dire, après avoir fait un passage dans le Nord-est et s’être rendu compte qu’en plus qu’on n’y jouait pas très bien au basket, il y faisait un temps pourri en cette saison, la bande à Diaw est allée se faire dorer au soleil sur les plages de Floride, en profitant au passage pour corriger le Heat, orphelin, il faut bien le dire, de ses deux ogres, à savoir Wade et O’Neal.
Pour être tout à fait exact, les Suns ont joué trois quart temps et l’ont tout de même emporté de 10 points.
C’est donc ainsi que s’achève la tournée d’exhibition de cette équipe en pleine confiance. Prochain match à la maison avec un beau duel franco-français en perspective puisque Phœnix accueillera les Warriors où Mike Pietrus fait des ravages ces derniers temps.
Espérons pour les Suns que le soleil continue de briller dans l’Arizona, mais aussi et surtout que Nash ait des meilleurs goûts musicaux que ceux que je lui ai prêtés...

La soirée de Bargnani

Raptors-Magic

Drafté en première position par les Raptors alors qu’il n’avait jusqu’alors pas montré grand chose, l’italien restait une grosse interrogation et on se disait en début de saison que la folie était tombée sur les dirigeants de la franchise canadienne, mais quand on se rend compte du niveau catastrophique des rookies cette année et la montée en puissance de Bargnani, on commence à prendre plus qu’au sérieux le choix curieux des Raptors.
Peu amené à fouler le parquet en début de saison, le grand ailier a pris son mal en patience et se jette comme un mort de faim sur les minutes qu’on lui donne. Cette nuit, il sort du banc, passe 30 minutes sur le terrain et score 23 points dont un 5-8 à 3 points assortis de 6 rebonds.
Toutes ces statistiques constituent pour lui des records en carrière.
On ne le voyait pas comme un possible candidat au ROY il y a encore 2 semaines, mais personne ne se détachant du lot des nouveaux arrivants, on se dit que tout est possible pour le numéro 1...