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N1 : Face à face avec... Fernando Tonella (Challans)

mercredi 10 novembre 2004, par Nicolas Bertrand

Ce face à face est le début d’une série consacré aux promus.
L’équipe qui ouvre le bal est celle la mieux classée actuellement : Challans.
Pour la représenter, c’est le meneur et leader de l’équipe, Fernando Tonella qui a eu la gentillesse de répondre aux questions de Basket Info.

Basket Info : Donc voilà, vu que ce "face à face" sert d’abord à faire découvrir votre club, Challans, promu en N1 cette année, que diriez-vous pour le présenter ?

Fernando Tonella : Mon équipe est relativement jeune... pas tellement par rapport à l’âge mais surtout par rapport à l’expérience. Seulement 2 joueurs de notre équipe ont joué à un niveau supérieur à la N2. Cependant ce sont tous de gros travailleurs ce qui nous a permis de réaliser un début de saison pas si mal. Je pense que nous avons un excellent coach en la personne d’Antoine Michon qui a construit un très bon système offensif en utilisant nos forces dans le jeu intérieur et dans l’adresse extérieure. Plus nous jouons de matches, meilleurs nous deviendrons donc nous devons juste rester patients.

Basket Info : Selon vous, quels sont les principaux changements entre la N2 et la N1 ?

Fernando Tonella : La N1 est bien plus compétitive que la N2. En N2, il y a plusieurs équipes qui sont très faibles et vous savez que vous pouvez les battre par 20 ou 30 points. Ce n’est pas le cas en N1 qui est un championnat plus équilibré. Cela signifie que la différence entre les équipes du haut du classement et celles du bas est très faible ce qui donne des matches très disputés chaque semaine.

Basket Info : Parlons un peu de votre début de championnat tout de même. Avec 5 victoires (dont Limoges à domicile ou encore Saint-Chamond à l’extérieur) et 3 défaites, vous êtes en compagnie de Bordeaux, 6ème, vous devez être satisfait de ce début de saison et même, peut être, impatient d’assurer le maintien ?

Fernando Tonella : Quelque part, je suis satisfait de notre début de saison mais aussi un peu déçu parce que nous pouvons faire beaucoup mieux. Notre pivot titulaire a connu une blessure au début de l’année et je n’ai repris l’entraînement que début septembre à cause de ma blessure. Donc nous n’avons pas vraiment eu une chance de jouer ensemble comme on aurait dû le faire. Je pense que notre équipe va s’améliorer de plus en plus au fur et à mesure de la saison et que chacun va s’habituer à jouer à ce niveau. Comme je l’ai dit auparavant, Antoine nous a placé dans un très bon système mais nous avons encore besoin de temps afin de l’exécuter plus efficacement.

Basket Info : Avec le Cubain, Amiel Vega de Valence, vous êtes le seul "Latino" de la N1. Pourquoi avez-vous fait le choix de venir en France ? Et pourquoi êtes-vous si peu à le faire ?

Fernando Tonella : La raison pour laquelle il n’y a pas beaucoup de joueurs "latino" en France ou en Europe est plutôt simple. Un joueur du Mexique comme moi, ou un de Cuba comme Amiel Vega, compte comme un joueur américain. C’est pourquoi, nous rencontrons beaucoup de concurrence dans la recherche d’une équipe en Europe parce que nous sommes en concurrence avec des joueurs américains qui sont supposés être les meilleurs du monde (oui, malgré ce qui s’est passé lors des JO, les Américains sont toujours les meilleurs). Heureusement, j’ai déménagé aux Etats-Unis quand j’avais 5 ans et j’ai eu l’opportunité de jouer en 1ère division NCAA à l’université de Davidson contre une très forte opposition ce qui a fait de moi un meilleur joueur. Cependant, quand j’ai joué pour l’équipe nationale mexicaine il y a 2 étés, beaucoup de joueurs de cette équipe, qui sont plutôt bons, ont peur de quitter le confort de la ligue mexicaine et d’aller en Europe. A part moi-même, il y a seulement 2 autres joueurs mexicains en Europe. Omar Quintero a signé un contrat d’un mois pour jouer au Tau Vitoria (il a plutôt bien joué contre Pau la semaine dernière) et mon cousin Adrian Martin qui fait des essais avec plusieurs équipes espagnoles en LEB.
Enfin, je suis venu en France parce que c’était la première véritable offre que j’ai reçue après avoir fini mon cursus universitaire. Challans venait juste de monter en N2 et ils cherchaient un meneur étranger pour les aider et donc je suis venu à Challans en octobre 2002.