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Le Mans peut-il refaire le coup de Donetsk ?

jeudi 27 septembre 2012, par patnba

On ne donnait pas cher des chances des Manceaux, mercredi soir, pour leur match d’ouverture (quarts de finale), dans le tournoi de qualification à l’unique place vacante pour les poules, face à Donetsk, au budget pesant trois fois celui du Mans. Déjouant les pronostics, ils s’en sont sortis à l’issue d’une rencontre placée sous le signe de la défense (61-55). Ils se frotteront donc jeudi à (l’épouvantail) Kazan.

Comment peut-on gagner un match alors qu’on fait afficher un piteux 30% de réussite aux shoots ? Demandez aux Manceaux. Ils l’ont sans doute emporté grâce aux lancers francs (27 sur 37 contre 13 sur 15). Ou bien encore parce qu’ils ont perdu moins de ballons (13 contre 20). En tous les cas, ils l’ont emporté parce qu’ils ont contrôlé le tempo du match, faisant déjouer leur supposé adversaire plus fort : D’Or Fischer et Radonevic, en effet, n’avait toujours pas noirci la case points à la pause.

Car à part Perkins (ancien joueur du Maccabi Tel-Aviv), les Fischer (malgré sa défense) et autre Songaila (vite pénalisé par les fautes, 12 minutes, 4 points) se sont faits bien discrets face à des Sarthois compensant leur maladresse par une combativité de tous les instants.

Des satisfactions

Dans un match, il faut bien l’avouer, vraiment pas beau à regarder, il faut retirer quelques enseignements : Kalid El-Amin, malgré un déficit physique, est bien le gestionnaire attendu. Quand il ne trouvait pas un Koffi excellent hier soir en première mi-temps, il trouvait lui-même la mire à des moments décisifs (12 pts dont 2 sur 2 à trois points). Si JP Batista n’était, lui, pas en réussite aux shoots (1 sur 7) esseulé dans une défense physique, Pape Sy et Cameron Long (meilleure évaluation mancelle) ont bien tenu la baraque. Cuthbert Victor, en panne d’adresse (0 sur 8), compensant par une activité de tous les instants.

Quel Kazan ce soir ?

Les Manceaux vont se frotter ce soir avec les Russes au même type d’adversaire. Mais, à Kazan, c’est grand, c’est adroit et il y a encore plus de talents : avec le meneur et ancien Choletais et Villeurbannais, Terrell Lyday (21 pts face aux Allemands d’Ulm), et aussi l’ancien Strasbourgeois Chuck Eidson. Mire Chatman, aperçu à Pau en 2004-2005, n’est, lui aussi, pas un faire-valoir (15 pts en 17 minutes jeudi soir).

Dans la raquette, Vladimir Veremeenko ainsi que les Grecs Ian Vougioukas et Kostas Kaimakoglou (ex-Panathinaikos) culminent bien au-delà des 2 m et ne sont pas maladroits (18 pts jeudi pour Vougioukas).

Bref, c’est encore la taille au-dessus. La raquette mancelle tiendra-t-elle le choc ? Un jeu d’alternance serait sans doute fatal aux Sarthois. La bataille physique de jeudi peut aussi avoir laissé des traces, alors que Kazan a moins bataillé pour se défaire des Allemands d’Ulm. Mais avec le coeur, sait-on jamais.