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LFB : Le point sur le championnat féminin

jeudi 26 décembre 2002

Le meilleur championnat féminin d’Europe en est à sa dixième journée. Que se passe t-il ? Un peu la routine on va dire : Bourges domine autant en compagnie de Valenciennes en haut de tableau. Mais le changement, cette année a lieu derrière. En effet des clubs ambitieux sont très près de faire changer la hiérarchie.

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BOURGES : 9 victoires, 1 défaite.

Bourges domine toujours autant le championnat féminin français. Les Berruyères gagnent leurs matches avec un écart moyen de 17.5 points. Les coéquipières de Cathy Melain ont tombé Valenciennes dans leur salle (63-56) début novembre, mais ont chuté mi-décembre à Aix en Provence, où la victoire n’était pas impossible (70-69). Les matchs retours devraient se passer sans accroc, et l’on devrait une fois de plus retrouver les filles de Olivier Hirsch en tête de peloton lors du sprint final. La difficulté sera de concilier un excellent parcours en championnat avec un bon parcours en Euroligue, même si il est évident qu’une finale Bourges – Valenciennes ne serait pas une surprise et que les anciennes championnes d’Europe se feraient un véritable plaisir de battre les Valenciennoises.

VALENCIENNES : 9 victoires, 1 défaite.

C’est la meilleure attaque (860 points c’est-à-dire 86 points en moyenne par match) et la meilleure défense du championnat. La seule défaite des Valenciennoises a été concédée chez leurs concurrentes principales, à savoir Bourges. L’USVO compte le meilleur effectif de France et d’Europe en qualité, et reste le principal favori pour le titre de fin de saison. Laurent Buffard peut compter aveuglément sur les qualités intrinsèques de Le Dréan et Wauters, sur l’altruisme d’une Audrey Sauret meilleur passeur du championnat ainsi que sur le leadership de son américaine Allison Feaster. L’USVO a tous les ingrédients en main pour conserver son titre brillamment acquis la saison dernière.

AIX EN PROVENCE : 8 victoires, 2 défaites.

C’est le club qui monte en puissance ces 3 dernières saisons. Le club sudiste a recruté cette été Lucienne Berthieu, ancienne coqueluche des universités américaines, et ayant fait quelques apparitions en WNBA la saison dernière avec le club des Cleveland Rockers, ce qui lui a donné une dimension européenne. Les coéquipières de Berthieu sont les seules à avoir fait tomber Bourges cette année. Elles peuvent peut-être essayer de bouleverser la hiérarchie qui sévit depuis quelques saisons sur la LFB. Ce club n’éprouvera aucune difficulté à se qualifier pour la phase finale du championnat.

TOULOUSE LAUNAGUET : 7 victoires, 3 défaites.

La surprise de ce début de saison. Quel départ pour un promu ! La saison avait fort bien commencé avec une victoire à Montpellier, suivie d’une seconde contre Mondeville. Avec un effectif relativement jeune et manquant d’expérience, les Toulousaines se sont bien placées, non pas dans l’optique du maintien, mais dans celui des play off. Toute la seconde partie de la saison sera plus difficile, car les filles de la ville rose seront attendues sur chaque parquet.

USO MONDEVILLE : 6 victoires, 4 défaites.

L’ancien club d’Alain Jardel réussit un début de saison correct. La qualification pour la phase finale est envisageable, mais le club devra batailler ferme pour s’extirper du ventre mou du championnat. La jeune Lettonienne Anete Jekabsone (19 ans) et sa partenaire Russe Tatiana Shchegoleva d’un an à peine son aînée constituent un duo de choc. A noter que la formation se porte toujours aussi bien à Mondeville, puisque les espoirs sont proches de conserver leur titre acquis l’an dernier (trophée du futur) car elles sont actuellement premières.

TARBES BIGORRE 5 victoires, 5 défaites.

Les Tarbaises réalisent un début de saison plutôt décevant. On nous avait habitué à mieux. Peut-être que la première qualification du club en Euroligue (du fait de sa place de finaliste en Ronchetti l’an dernier) ne motive plus l’équipe pour le championnat. Ou peut-être bien que les filles de Damien Leyrolles voient toutes leurs énergies partir en fumée. En tout cas, si le TGB redresse bien la tête lors de la phase retour, cela peut faire très mal. En effet, le club compte dans ses rangs l’espoir du basket-ball féminin en la personne d’Emilie Gomis, 2 internationales confirmées avec Tonnerre et Savasta, la joueuse la plus complète du championnat avec l’intérieur Slovénienne Rankica Sarenac, qui est également la 3ème meilleure à la marque et la 4ème aux rebonds, sans oublier l’australienne Jo Hill, qui n’a joué que 3 match depuis le début de la saison. Ce brillant effectif arrivera t-il à percer ?

LATTES MAURIN MONTPELLIER : 4 victoires, 6 défaites.

Une autre petite déception. Le club Héraultais bénéficie d’un budget relativement élevé, et profite de la faillite des hommes. L’objectif du club et de la ville de Montpellier était de devenir champion d’Europe dans les prochaines années. Cela est bien mal partie. Malgré un recrutement tape à l’oeil avec Laetitia Moussard la saison dernière, et celle de la jeune Russe Elena Karpova. Laissons ce club travailler, il a les capacités pour réaliser les objectifs qu’il s’est fixé. Nous y verrons plus clair en fin de saison.

BORDEAUX : 4 victoires, 6 défaites.

A égalité de points avec les Montpelliéraines et les Niçoises, les Bordelaises ont réalisé un début de saison que je qualifierai de mitigé. Paradoxalement, l’équipe réalise un beau parcours en coupe d’Europe avec 4 victoires pour une seule défaite. Les Girondines s’appuient peut-être un peu trop sur leurs deux recrues Blodgett et Nikipolskaia. Il faut des victoires au plus vite, pour ne pas se retrouver dans la position du club qui ne sait plus si il doit regarder vers le haut ou vers le bas.

CAVIGAL NICE : 4 victoires, 6 défaites.

Nice réalise une saison plutôt moyenne. Mais étant donné l’effectif en place, sans véritable leader offensif, pouvait-on espérer mieux ? Il y a du potentiel c’est sûr, mais il manque sans doute une joueuse qui fait que le club franchirait un cap non négligeable. Nice n’a plus rien à craindre, ni à espérer.

REIMS : 2 victoires, 8 défaites.

Cette équipe va clairement se battre pour le maintien. 2 victoires, alors que la mi-parcours arrive a grand pas : ça sent le roussi. La saison dernière, le club a fini la saison avec 9 victoires. Le club a indéniablement régressé. La réception de Clermont, seul club n’ayant pas connu la victoire, sera vitale pour le club. Une victoire permettrait de souffler jusqu’à la fin de saison, et de reconstruire, il y en a besoin.

VILLENEUVE D’ASCQ : 2 victoires, 8 défaites.

Au coude à coude avec Reims pour éviter d’être les avant-derniers, la place de dernier étant réservé aux Clermontoises. Le club Nordiste a également nettement régressé par rapport à l’année dernière. Heureusement qu’Agathe Nindjem est là pour sauver les apparences, marquer quand il le faut et prendre de précieux rebonds... Les joueuses de Villeneuve ont vaincu Orléans et Nice, mais se sont inclinées face à Reims à domicile. Pour éviter l’avant-dernière place, il va falloir remonter le point average particulier défavorable en ce moment.

CLERMONT FERRAND : 0 victoire, 10 défaites.

Le promu n’a pas fait que remplacer numériquement Sceaux, il a aussi pris sa place en queue de classement. Aucune victoire, plus mauvaise défense, plus mauvaise attaque, un écart moyen de -20.7 points par match, des raclées monumentales (-52 à Bourges, -54 contre Valenciennes)... et un match décisif pour le maintien à Reims lors du prochain match. Une défaite et les carottes seraient définitivement cuites pour les coéquipières de la pauvre Canadienne Doan, qui a le mérite de surnager en étant la meilleure du championnat à la marque (20.8 pts/match), et la 3ème aux rebonds et à l’évaluation.