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Euroligue : Une finale alléchante...

samedi 10 mai 2003

Barcelone - Bennetton Trévise. Cette affiche sera tout simplement la finale de l’euroleague dimanche soir. En effet, en début de soirée, pour la première demi-finale, Trévise l’a emporté de 3 petits points contre Siena dans le match des Italiens. Plus tard, le Barça de Pesic en fera de même en disposant du CSKA Moscou lors d’un match haletant.

Montepasci Siena 62 - Benetton Trévise 65

Sienne : Stefanov 17, Turckan 0, Vuckcevic 14, Ford 15, Chiacig 0 puis Zukauskas 5, Mitchell 1, Kakiouzis 10, Bowdler 0.

Trévise : Edney 9, Landon 9, Pittis 2, Marconnato 12, Garbajosa 14 puis Nicola 7, Bulleri 12.

Trévise commençait parfaitement la rencontre en alignant un 16-4 des la 5ème minute sous l’impulsion des deux américains Langdon et Edney. Vuckcevic ramenait les siens avec un panier à 3 points qui débloquait offensivement son équipe jusqu’alors en pleine perdition. Nicola et Edney enfonçaient encore plus le clou avec 2 tirs primés consécutifs qui porta l’avance des trévisans à 15 longueurs. Mais voila la rentrée de Mitchell (ancien de Cambrai, Prisse et Maurienne notamment !) à la fin du premier quart temps redonnait un peu de peps à son équipe. Les siénois finissaient le premier quart avec un déficit de 16 points.

Mais c’était le début d’une longue gabégie offensive d’un côté comme de l’autre, les deux équipes jouant de maladresse. Sienne resserra sa défense qui avait pris l’eau en début de match, mais n’arrivait pas à saisir les occasions qui lui était offerte de revenir dans le match. Leurs deux tours intérieurs, Chiacig et Turckan étant toujours bloqué à 0 point. Pour Trévise, le jeu offensif léché des 10 premières minutes ne se développait plus et seul Marconatto d’un côté et Ford de l’autre trouvait les filets. Le score du second quart temps était de 11 partout.

C’est fort de 16 points d’avance, mais avec une confiance ébranlée que les hommes d’Etorre Messina revenaient sur le parquet. Les siénois, n’ayant rien a perdre mettent en place un pressing tout terrain qui ralentit la montée de balle adverse et qui offre quelques possibilités de contre-attaques, cette fois-ci convertit. C’est ainsi que les siénois infligeaient un 22 à 6 a leurs coriaces adversaires. 45 partout, balle au centre ... Tout était à refaire dans le dernier quart temps pour les coéquipiers du fantasque meneur Tyus Edney. Malheureusement pour eux, c’est Siene, avec le macédonien Stepanov qui écrassait littéralement Edney qui, restant sur sa lancée, prennait un avantage de 6 points alors qu’il restait 6 minutes à jouer. S’ensuit un festival offensif de Bulleri qui prit le jeu à son compte du côté de Trévise. 4/4 aux lancers-francs, et un tir primé dans les deux dernières minutes. DU grand art. Il n’en fût pas moins pour faire tomber la vaillante et courageuse équipe surprise du Final Four, qui, sans l’adresse de ses leaders (Turckan 0 point, Ford 4/16 aux tirs), aurait créé un exploit de plus en s’imposant. Score finale 65-62.

Barcelone 76 - CSKA Moscou 71

Barcelone : Fucka 21, Bodiroga 17, Duenas 1, Jasikevicius 9, De la fuente 7 puis Rodriguez 7, Femerling 4, Navarro 8, Anderson Varejao 2.

CSKA Moscou : Holden 21, Panov 0, Hatzivrettas 8, Khryapa 6, Alexander 13, puis Papaloukas 2, Songaila 14, Z Pachoutin 0, Monya 3, Baschimov 4.

Barcelone "reçoit" Moscou pour cette deuxième demi finale. Et quel match, quelle intensitée, autant de part et d’autre. Un vrai match de final four. Moscou dominait les 15 premières minutes de la rencontre avec un Holden "on fire" qui en faisait voir de toutes les couleurs aux coéquipiers de Bodiroga, obligé de s’employer dés les premières minutes. Fucka n’était pas mal non plus et le barça restait dans les cordes d’une belle équipe de Moscou qui n’était sûrement pas venu en victime. Le Barça enflammeait le match suite à un temps mort de Pesic (15ème minute, 30-35) au milieu du second quart temps, alors que ses hommes venaient de subir un 6-0. Fucka, Femerling et Navarro enflammaient le public, et, dans une ambiance indescriptible, le barça rentrait dans les vestiaires avec 7 points d’avance (45-38).
Des la reprise, Moscou affichait clairement ses intentions avec un Songaila dominateur, un Alexandeur important en défense mais très maladroit en attaque et un Holden des grands soirs. L’écart de 7 points était vite effaçé et Moscou entamait le money time avec 3 petits points de plus que son adversaire. S’ensuit un "je marque un panier, tu marques un panier". Un véritable chassé croisé comme on en voit que dans les grands matchs. Les deux équipes étaient très adroites. Fucka, malgré ses fautes continuait de peser sur le match.

Final a supens dont voici un cour résumé :

37 ème minute : 65-64, Jasikevicius faisant un peu n’importe quoi depuis le début, prend enfin une bonne décision en donnant un caviar à l’intérieur pour Fucka qui inscrit son 21ème points de la partie sur un "and 1". Sur l’attaque suivante Songaila, l’ancien de Wake Forest permet à son équipe de recoller au score : 68-66.
Jasikevicius, en shooteur qu’il est rajoute 2 points, mais Alexander répond du tac o tac.
38 ème minute : 70-68. Le barça, qui a récupéré la balle peut creuser un écart définitif. Premier tir, raté et rebond offensif de Navarro, seconde tentative, manquée, et à nouveau un rebond offensif de Navarro. Le public est en transe, et Bodiroga, assure aux lancers : 72-68.
Il reste alors 30 secondes à jouer. Balle pour Moscou. Mauvaise passe, et interception de Navarro qui conclu en lay-up. Le héros de la soirée est trouvé. Navarro conduit son équipe à une 5ème finale européenne. Les deux derniers points de Hatzivrettas n’y changeront rien. Navarro, l’enfant du pays peut être célébré.

Dimanche soir aura donc lui la finale de l’euroleague européenne entre le Barcelone de Pesic et le Benetton trévise de Messina. Grande finale en perspective. Dans tous les cas, on assistera à une première, étant donné qu’aucun de ces deux clubs n’ont déjà remporté ce trophée.

- Ce match sera retransmit sur Sport+.