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Euroleague : Pauvres Strasbourgeois !

vendredi 20 janvier 2006, par patnba

Les Strasbourgeois alternent vraiment les bons et les mauvais matches. Après avoir inquiété de très bonnes équipes dans leur groupe, ils ont complètement déjoué (au moins en première mi-temps) en Slovénie à Ljubljana avec une défaite 82-68 trompeuse car ils ont été menés de près de trente points dans le troisième quart-temps.

Avec un effectif reconfiguré, l’Olimpia Ljubljana démarrait fort son match face aux Strasbourgeois jeudi soir. Tirs à trois points, paniers intérieurs, tout y passait. A ce petit jeu, le Finlandais Timo Rannikko, redoutable tireur à trois points, se régalait (16 points dont 3 sur 8 à 3 pts). Il était même impressionnant car il profitait du moindre espace pour artiller à 6,25 m. Le nouveau venu Demarco Johnson, un peu enrobé, avait lui un peu de mal avec Wesson mais s’en tirait quand même (9 points, 9 rebonds). Son compère de l’intérieur D. Drobjnak prenait bien le relais à la marque (15 pts).

Que faisaient les Strasbourgeois ? Eh bien de la figuration. Ils rataient tout ce qu’il voulait aux tirs, aussi bien à trois, à deux et même à un point. Même Ricardo Greer, l’homme à tout faire de la Sig, était perdu. Quant aux autres, ils étaient aux abonnés absents : n’est-ce pas Jeff Greer, qui n’a pas, lui, contrairement à son frère, le niveau Euroleague ; ainsi que Wesson, Starosta, Mc Cord et Giffa, hors sujet. Aymeric Jeanneau, victime de deux gastro-entérites dans la semaine, n’était lui aussi que l’ombre de lui-même. La deuxième mi-temps atteignait le paroxysme du non-match : les Strasbourgeois flirtant même avec les trente points de retard après trente minutes. Chez les Slovènes, tout le monde s’y mettait : les artilleurs de la première mi-temps, bien sûr, Johnson, Drobjnak et Rannikko, mais aussi l’Américain Oliver (11 pts, 4 sur 5 dont 1 sur 2 à 3 pts). Rien ne leur résistait. Le maigre public était même surpris de voir les siens pulvériser des Alsaciens qui s’étaient imposés de huit points à l’aller.

Mais ces mêmes Alsaciens se mettaient enfin à défendre et revenaient peu à peu dans le match au début du quatrième quart-temps. Mais il était trop tard. Giffa artillait à trois points (9 points, 3 sur 3 à 3 pts). Et Ricardo Greer se réveillait enfin pour retrouver des stats plus en rapport avec son standing (meilleur marqueur du match avec 18 pts, 8 sur 14 à 2 pts, 6 rebonds, 2 passes, 4 interceptions). Du Ricardo Greer quoi. Mais ce ne fut pas suffisant. Et les Strasbourgeois venaient mourir à 14 points (82-68). Que de regrets. Mais les trente première minutes furent trop horribles pour pouvoir espérer...