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Euroleague : La SIG au bord des larmes

jeudi 12 janvier 2006

"Avec 13 points d’avance à la mi-temps, inconsciemment mes joueurs ont pensé que c’était gagné." Eric Girard ne peut que constater les dégâts, à la fin du 5e match de la SIG perdu dans les derniers instants du match. Le scénario de la fin du match SIG-Bamberg ressemble à un certain France-Grèce. Un shoot à trois point qui anéantie les espoirs de qualification pour le TOP16. L’ambiance au Rhénus Sport est très fluctuante en ce début d’année.

Derrick Phelps est un joueur spécial. C’est quelqu’un qui peut se blesser durant un match, ne plus pouvoir jouer pendant le reste de celui-ci mais quand son coach lui demande à 24 secondes du buzzer : "Est ce que tu es prêt ?" Bien sur qu’il est prêt pour marquer le shoot de la victoire. Hier soir face à Strasbourg, il l’a fait pour la 3e fois en 3 matchs consécutifs ! Contre Ljubljana d’abord, Karlsruhe ce week-end et enfin Strasbourg. A chaque fois son équipe est mené de plus de 10 points pendant le match, mais l’ancien -l’éphémère- joueur du CSP Limoges est là pour marquer à la dernière seconde.

Le premier quart temps de SIG-Bamberg est un résumé en 10 minutes du match. Une défense de 1ère classe d’Euroleague de la part de Strasbourg, avec le meneur adverse qui est défendu à 20 centimètres jusque dans le rond central. Une réussite en attaque parfaite (4/4 à trois points). 13 points d’avance à 20 secondes de la fin du 1er quart temps. Et puis un trois points de Robert Garrett. Bref un début de match parfait, excepté ce trois points du à un petit relâchement. Mais ce type de comportement se paye cash en Euroleague, Strasbourg a déjà eu plusieurs exemples où le match leur file entre les doigts. Cette fois-ci ce n’est pas seulement le match mais aussi le TOP16.

Le score à la mi-temps 40-27. Strasbourg rentrait donc au vestiaire en ayant rattrapé le différentiel par rapport au match aller contre Bamberg. Dirk Bauermann analyse cette première mi-temps : "Strasbourg est une très belle équipe. Ils ont eu une adresse impressionnante et ils défendaient parfaitement. Mes joueurs non pas défendus, ils n’ont pas joué dure. J’ai du recadré ça dans les vestiaires." En deuxième mi-temps, les allemands ont effectivement resserré la défense. On a alors assisté à un match à la limite du "grec basket". Strasbourg, qui devait se passer pendant quelques minutes d’Aymeric Jeanneau rentré au vestiaire (gastro), était beaucoup moins efficace en attaque. Koko Archibong dunkait pour la 4ème fois de la soirée et ramenait les siens à 5 points de la SIG quelques minutes avant le 4ème quart temps.

Le dernier quart est un amalgame de fautes, de balles perdues, de shoots ratés et puis... d’un trois points, signé Phelps."Il est hallucinant, il est incroyable, il m’a dit : oui je suis prêt, et... il l’a mis". Le coach de Bamberg est à peut prêt clair quand il parle de son joueur. Son coéquipier, Tim Begley, est mort de rire en repensant au shoot de l’américain.
Mais on va quand même revenir 8 secondes avant le shoot de Phelps. Spencer Nelson vient de rater un lancer franc, la SIG perd de 3 points, Jeff sur l’aile gauche reçoit la gonfle et marque à trois points. Prolongations au Rhénus ?
Non désolé, Derreck Phelps est sur le parquet, et c’est lui qui marque un trois points pour conclure la 6e victoires de Bamberg. Il l’avait dit à son coach, il est prêt.

Strasbourg voit ses chances de qualification -presque- disparaître, mais Eric Girard conclue sur une note positive cette soirée : "Je crois qu’au début de la saison d’Euroleague beaucoup de personnes nous prédisaient des volées à tire la rigot. On n’en a jamais pris. Tant qu’il nous reste une chance mathématique de qualification, on la jouera. On fera le maximum à Ljubljana, pour pouvoir y croire." Un mot résume ce match, un mot résumera sûrement la saison de la SIG en Euroleague. Dommage.
Mais la SIG a déjà prouvé qu’elle était capable d’exploit accompli -victoire contre Vitoria- et donc voir Strasbourg dans le TOP16 en 2006 est une possibilité que la bande à Girard n’oublie pas.