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Euro 2005 : Une fin tragique pour la France

dimanche 25 septembre 2005, par Christophe Blandin

C’est sur un panier à trois points du grec Diamantidis à 3 secondes du terme du match que la France s’est inclinée d’un petit point face à la Grèce (66-67). Cruelle désillusion pour la sélection tricolore qui avait pourtant réalisé une très belle prestation comptant jusqu’à 7 pts d’avance à 1 minute de la fin de la rencontre. La France affrontera l’Espagne dans le match pour la 3ème place alors que l’Allemagne emmenée par un extraordinaire Nowitzki (auteur du panier décisif face à l’Espagne, score finale : 74-73) défiera la Grèce en finale.

Avec l’imposant Papadopoulos, la sélection grecque prenait le meilleur départ. Mais les Bleus restaient au contact malgré quelques pertes de balle. Les joueurs de Yannakis remportaient le 1er quart-temps sur le score de 16 à 14.

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La déception des Bleus

Dans le second quart-temps, l’entrée de Tony Parker faisait le plus grand bien à l’équipe de France. TP provoquait de nombreuses fautes dans la défense grecque et parvenait à inscrire quelques points en allant défier les intérieurs grecs en pénétration. Mieux, sur une remontée de balle, Parker inscrivait un panier à 3 pts au buzzer qui donnait l’avantage à la France à la mi-temps (30-29).

Au retour des vestiaires, aucune équipe ne parvenait à se détacher, l’écart ne dépassant jamais les 3 pts. A l’intérieur, nos grands souffraient face à la puissance de Papadopoulos. Ce dernier provoquait de nombreuses fautes à Weis, Julian et Schmitt. Les Grecs se montraient cependant maladroits aux lancers-francs et la France conservait son petit point d’avance à l’issue du 3ème quart-temps : 45-44.

Dans la dernière période, les 2 équipes se neutralisaient en défense La France trouvait des points grâce à son adresse longue distance (M. Piétrus, Gelebable). Boris Diaw réalisait un très bon passage permettant à la France de creuser un mini-break. On croyait même que la France allait s’envoler définitivement vers la finale lorsque Parker inscrivait un panier à 3 pts donnant 7 pts d’avance aux Bleus (58-51) à seulement 1 minute et 12 secondes de la fin du match. Mais les Grecs ne voulaient pas lâcher et se battaient jusqu’au bout avec notamment Papaloukas qui scorait en pénétration et sur lancers-francs. Antoine Rigaudeau manquait 2 de ses lancers-francs dans les dernières secondes donnant ainsi l’opportunité aux Grecs de l’emporter sur la dernière possession alors que la France menait encore 66-64. Le ballon arrivait dans les mains de Diamantidis qui n’hésitait pas et inscrivait un superbe panier à 3 pts en suspension à 3 secondes du buzzer. Il était trop tard pour les Bleus, Rigaudeau ne parvenant pas à tenter sa chance sur la remise en jeu.

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La joie des Grecs

Le banc grec envahissait le terrain pour fêter cette qualification pour la finale pourtant bien mal engagée une minute plus tôt dans la rencontre. Depuis 22 ans, la France n’a ainsi toujours pas battu la Grèce lors d’une compétition officielle qui reste véritablement sa bête noire...

La France n’aura qu’une nuit pour oublier cette cruelle défaite et se remobiliser avant le match pour la 3ème place qui l’opposera à l’Espagne avec l’espoir de ramener une médaille de bronze.