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Euro 2005 : Une belle médaille de bronze

lundi 26 septembre 2005

Le lendemain d’une terrible défaite à la dernière seconde face à la Grèce en demi-finale, les Français ont décroché la médaille de bronze en dominant aisément l’Espagne 98-68. C’est le premier podium de l’équipe de France masculine en championnat d’Europe depuis 46 ans.

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Les Français célèbrent la médaille de bronze
(Photo : FIBAEurope / Castoria - FIBA Pool)

Contrairement à ce qu’il s’était passé en Suède en 2003 lors du précédent championnat d’Europe, l’équipe de France a cette fois digéré sa courte défaite de la veille pour dominer l’Espagne et monter sur le podium. Abasourdis et surpris par l’issue de la demi-finale qui ne semblait pourtant plus pouvoir leur échapper, les Français sont restés unis. Bien qu’Antoine Rigaudeau ait tenu à endosser la responsabilité de la défaite pour avoir manquer deux lancers francs cruciaux dans les dernières secondes, ses coéquipiers étaient bien conscients que la mauvaise gestion de la dernière minute leur incombait autant qu’à leur capitaine.

Une domination des deux côtés du terrain
Battus à deux reprises en Espagne lors de la préparation, les Français présentèrent en début de match un tout autre visage. Bien que les Espagnols démarrèrent sur les chapeaux de roues, menant 3-9 après trois minutes, les Français resserrèrent leur défense et provoquèrent les pertes de balles ibères. Suivant une panier primé de Mickaël, c’est son frère Florent Pietrus qui par deux fois se retrouva seul en contre attaque pour écraser un dunk, permettant aux Bleus de reprendre l’avantage 10-9. Les Français faisaient leur meilleur match du tournoi derrière la ligne des 6,25 m mais les Espagnols s’accrochaient, à l’image du grand Fran Vazquez qui égalisa à 21-21 au buzzer.
En début de deuxième quart, Boris Diaw inscrivit les sept premiers points de l’équipe de France qui se détachait progressivement. Les Français prenaient l’ascendant physique sur leurs adversaires espagnols en attaque comme en défense. Tony Parker était insaisissable et obligeait les défenseurs à l’envoyer sur la ligne, d’où il permit à deux minutes de la mi-temps aux Français de dépasser pour la première fois la barre des dix points (39-28). Mais les Espagnols n’abdiquaient pas et revinrent à -6 à quelques secondes de la pause. Sur l’action suivante, le tir de Florent Pietrus s’apprêtait à heurter l’arceau quand Mickaël Gelabale surgît et s’empara au vol de la balle pour la smasher au buzzer, les Français menaient alors 44-36 à la mi-temps.
Au retour des vestiaires, Tony Parker et Mickaël Gelabale inscrivirent les 11 premiers points français propulsant les Bleus à +15. Frustrés, les Espagnols tentèrent de durcir le match mais ne parvinrent pas à stopper l’attaque française. Discutant avec les arbitres, Juan Carlos Navarro, meilleur scoreur du tournoi jusque-là avec 25 points de moyenne, écopa d’une faute technique. Les Ibères sortaient progressivement du match. Boris Diaw et Antoine Rigaudeau handicapés par les fautes, ce sont Tony Parker et Mickaël Pietrus qui firent grimper l’écart jusqu’à +20. Malgré un tir primé de Jorge Garbajosa, les Français remportèrent le troisième quart 31-18, et menaient 75-54.
Le quatrième quart temps ne fut qu’une formalité pour les Français. Les Bleus jouaient avec le sourire et se faisaient plaisir. En fin de match, ils enchaînèrent les contres puis les dunks spectaculaires. Claude Bergeaud fit entrer Mamoutou Diarra et Frédéric Fauthoux pour les deux dernières minutes de jeu. Ils clôturèrent la marque, Fauthoux réussissant un panier primé qui permit aux Français de l’emporter 98-68 avant que le banc tricolore n’envahisse le terrain pour célébrer la victoire. Les joueurs français terminèrent même dans les tribunes pour fêter la troisième place avec leurs supporters.
Métamorphosé depuis la victoire face aux Serbes, Tony Parker a réussi son meilleur match du tournoi avec 25 points, 5 passes décisives et 3 interceptions. Mickaël Pietrus a ajouté 23 points, avec 5/7 à trois points, et 5 rebonds. Florent Pietrus a été également époustouflant avec 13 points et 8 rebonds, finissant meilleur rebondeur du match. Mickaël Gelabale a une nouvelle fois fait la preuve de sa rigueur et de sa sobriété avec 13 points à 6/7. Avec seulement 9 points, 3 rebonds et 3 interceptions, Boris Diaw a été plus en retrait que lors de ses précédents matchs, ce qui ne l’a pas empêché d’être élu dans le meilleur cinq de la compétition.
Egalement intégré dans ce meilleur cinq, Juan Carlos Navarro a mené l’Espagne avec 17 points. Jorge Garbajosa a ajouté 12 points et 6 rebonds.Voir les stats

Beaucoup d’espoir
Après un premier tour calamiteux, les Français peuvent déjà être satisfaits d’être parvenu aussi loin. Même si on ne peut s’empêcher de penser que si la France avait battu la Grèce, elle n’aurait pas eu beaucoup plus de mal que les Hellènes à dominer l’Allemagne (78-62). Toutefois, cette équipe laissera son empreinte dans l’histoire du basket français, pour avoir battu la Serbie à domicile tout d’abord, et pour avoir ensuite ramené une médaille d’un championnat d’Europe pour la première fois depuis 46 ans. De plus cette performance ne pourrait être qu’un début puisque la France est déjà assurée de disputer le championnat du Monde l’année prochaine au Japon, mais aussi le championnat d’Europe 2007 en Espagne.