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Euro 2005 : Déroute face à la Serbie-Monténégro

samedi 3 septembre 2005

L’Equipe de France masculine a été battue de 27 points hier (99-72) à Istanbul par la Serbie-Monténégro. Les Français enregistrent à cette occasion leur cinquième défaite d’affilée en six matchs de préparation. Ils terminent ainsi à la sixième et dernière place de l’Efes Pilsen World Cup.

Toujours privé de Cyril Julian blessé au mollet, le sélectionneur français Claude Bergeaud avait décidé de ne pas inscrire Claude Marquis sur la feuille de match. Comme la veille face à la Russie, le cinq de départ était composé de Tony Parker à la mène, Mickaël Pietrus et Boris Diaw sur les ailes, ainsi que Florent Pietrus et Vincent Masingue à l’intérieur.

(Encore) un bon premier quart-temps
Comme lors des deux matchs précédents, les Français entament bien la partie. Bien que dominés dans la raquette par la paire Darko Milicic - Dejan Milojevic (13 points à eux deux dans le premier quart), les Bleus tiennent le coup grâce à Tony Parker (8 points dans le premier quart), et virent en tête (23-21) au bout de dix minutes.

(Encore) un trou d’air dans le second quart-temps
Sans Tony Parker et Boris Diaw partis souffler sur le banc, la France peine à rentrer ses shoots et encaisse un 13-2 en un peu plus de deux minutes (34-25). Malgré un tir primé de Mickaël Gelabale qui interrompt la série, les Français prennent l’eau en défense, et plus grave, semblent démissioner, encaissant de nouveau un 10-2 (44-30). L’entrée de Fred Fauthoux, Mam Diarra ou Sacha Giffa, très peu utilisés jusque-là, n’y fait rien et les Serbes rentrent au vestiaire avec une confortable avance de 17 points (53-36). Le score du second quart-temps est sans appel : 32-13.

Une zone très statique
Alors qu’on attend une réaction d’orgueil des Français en deuxième mi-temps, ce sont les Serbes qui continuent à creuser l’écart. L’attaque française manque de rythme et butte systématiquement sur une défense de zone serbe très statique. Les Bleus multiplient les pertes de balle et encaissent des points sur contre-attaque, négligeant le repli défensif. De plus, sur jeu placé, ils sont incapables d’arrêter Nenad Krstic, auteur de 9 points dans le troisième quart. Malgré une éclaircie au milieu de la troisième période sous forme d’un 7-0, les Français terminent le troisième quart-temps en encaissant un 15-3 qui porte l’écart à 29 points (80-51).

Garbage time
Regroupés en défense de zone dans leur raquette, les Serbes déroulent dans le dernier quart-temps, surtout que l’Equipe de France paraît résignée et incapable de combler son retard. Les Bleus remportent tout de même le dernier quart 21-19, n’effaçant en rien la déroute (99-72 !).

Inquiétude
Après deux défaites que l’on pouvait qualifier d’encourageantes face à la Turquie et à la Russie, le moins que l’on puisse dire est que la déroute face aux Serbes est inquiétante. Plus que le score, c’est la manière et notamment la démission dont ont fait preuve les joueurs français qui posent problème. « Je ne m’explique pas qu’on ait lâché comme ça », commentait à ce sujet Claude Bergeaud. « C’était très, très faible. je savais que çà allait être dur, les Serbes avaient besoin de se rassurer. Mais chez nous, il n’y avait rien ».

Bergeaud : « On a été massacré à l’intérieur »
Sans Zeljko Rebraca et Dejan Tomasevic, tous deux laissés au repos, les intérieurs serbes ont pourtant mis en lumière les déficiences de la défense intérieure française (35-23 aux rebonds), privée il est vrai de Cyril Julian. Le manque de taille s’est fait ainsi nettement sentir face aux 2,13 m de Nenad Krstic ... et même face aux 2,00 m d’un Dejan Milojevic débordant d’activité. « L’agressivité n’y était pas du tout. On a été massacrés à l’intérieur », regrette Claude Bergeaud. « Cela peut s’expliquer par leur domination en taille mais alors qu’on ne les laisse pas marquer comme ça à trois points (8 sur 13) ».

Boris Diaw au four et au moulin
Même si Mickaël Pietrus finit meilleur marqueur français de la rencontre avec 18 pts à 7/10, c’est bien Boris Diaw et ses 10 pts à 5/10, 7 rbs et 6 pds qui a été une nouvelle fois le Français le plus complet. Tony Parker a ajouté 12 pts à 5/10 et 2 pds.
Meilleur marqueur et rebondeur de la Ligue Adriatique la saison dernière avec le Partizan Belgrade, Dejan Milojevic a fait très mal au secteur intérieur français avec 21 pts à 6/13 et 8 rbs. Milan Gurovic a ajouté 18 pts à 7/10 et 5 rbs, Nenad Krstic 16 pts à 4/8, 4 rbs et 4 pds et enfin Vule Avdalovic 10 pts à 4/5 et 9 pds.

Victoire impérative à Limoges
Après cinq défaites consécutives, du jamais vu en préparation, l’Equipe de France se doit désormais de retrouver sa confiance. L’occasion lui saura donnée la semaine prochaine lors du Tournoi de Limoges, où la France affrontera successivement l’Ukraine, la Bulgarie et la Turquie (de jeudi à samedi). Même si des victoires face aux présumés faibles Ukrainiens et Bulgares n’effaceraient pas les cinq défaites subies auparavant, une défaite plongerait définitivement les joueurs français dans le doute. Bien que qualifiées pour le Championnat d’Europe, la Bulgarie et l’Ukraine sont des équipes très largement à la portée des Français, même si les Ukrainiens devraient recevoir le renfort de l’ailier fort des Los Angeles Lakers Slava Medvedenko (2,08 m et 26 ans).

Digbeu menacé ?
Claude Bergeaud doit annoncer aujourd’hui ou demain les noms des douze joueurs sélectionnés pour le Tournoi de Limoges. Mais histoire de garder les deux joueurs écartés sous pression, il a indiqué qu’il pourrait faire appel à eux pour l’Euro. Si Claude Marquis devrait être l’un de ses deux joueurs, le choix du deuxième n’est plus évident. Alain Digbeu n’a pas brillé à Istanbul et n’est pas rentré en jeu hier. Il paraît menacé par Mamoutou Diarra, qui n’a pas joué lors des deux premières rencontres mais a fait une belle apparition hier, compilant 6 pts à 3/6 et 2 rbs en 12 min.

La Slovénie battue
Future adversaire de la France lors du premier tour de l’Euro, la Slovénie s’est inclinée hier en demi-finale de l’Efes Pilsen World Cup face à la Turquie (67-79) et affrontera donc aujourd’hui la Russie pour tenter de décrocher la troisième place. La finale du tournoi opposera donc ce soir la Turquie et l’Italie, vainqueur de la Russie 70-73.