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Emilie Gomis s’en va à Naples !

samedi 31 janvier 2009

Après avoir quitté le championnat de France pour le championnat turc et l’équipe de Fenerbahce cet été, Emilie Gomis annonce dans notre interview qu’elle vient de signer à Naples pour la fin de la saison. Avant, elle nous raconte son parcours de basketteuse et fait un point sur sa situation en Equipe de France suite au stage qui s’est déroulé dernièrement à Monaco.

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Emilie Gomis
Crédit : Julien Joseph

Maxime WEBER : Raconte toi rapidement pour les lecteurs qui ne te connaissent pas encore...

Emilie Gomis : J’ai commencé le basket à Evreux. J’avais 9 ans. Je suis passé par le pôle puis l’INSEP et j’ai commencé à jouer en pro à Tarbes en 2001. Je suis restée deux ans à Tarbes puis je suis allée à Villeneuve d’Asq jusqu’à l’été 2006. Ensuite, j’ai signé à Valenciennes où on a gagné le titre de championne de France en 2007. Entre temps, j’ai joué en WNBA au New York Liberty, j’avais signé un contrat de 3 ans là-bas mais que j’ai du casser pour aller en Equipe de France.

Comment s’est passé le stage avec l’équipe de France à Monaco ?

Déjà, c’était à Monaco donc c’était trop bien. Ensuite, j’ai un peu appréhendé ce rendez vous parce que j’avais été écarté de la dernière sélection cet été et ça m’avait beaucoup touché. J’en ai discuté avec le staff car il le fallait et on a su se comprendre. Cet été, on ne m’avait pas donné d’explication. Et l’équipe de France c’est très important pour moi, j’ai quand même cassé mon contrat avec la WNBA pour jouer les championnats du monde au Brésil en 2006.
Sinon, le stage c’est super bien passé et je suis heureuse d’avoir retrouvé la sélection nationale.

Penses tu que cette période de l’année est propice à un regroupement nationale ?

Bien sur ! C’est génial parce premièrement ce n’est pas une préparation avec une compétition au bout où il y a de la pression chaque jour. Là, on a pu travailler, se connaître et créer un groupe. C’est un stage (elle insiste sur la différence entre stage et préparation)
Et puis deuxièmement, l’équipe de France c’est une ambiance, j’adore être avec les filles et se voir uniquement l’été ca ne permet pas les mêmes affinités.

Tu es partie en Turquie cet été. Quel enseignement tires-tu de cette première expérience à l’étranger ?

Que Istanbul est une très belle ville, que le club du Fener est extrêmement professionnel et que les supporters turcs sont complètement tarés. Je n’ai jamais vu ça. Lors du derby Galatasaray-Fener, les deux présidents se sont même battus. Il y a une entente comme quoi les supporters de chaque club ne doivent pas venir dans la salle de l’autre mais c’a n’empêche pas de voir voler sur le parquet des objets en tous genre. Et le pire, c’est qu’il passe les images en boucle à la télé du club. A coté, OM-PSG c’est rien du tout.

Et qu’elle est la suite pour toi ?

Je pars à Naples en fait. Fenerbahce m’a coupé et j’ai retrouvé dans la foulé un job à Naples en Italie. Je vais donc découvrir un autre championnat et j’ai hâte de commencer pour finir la saison en beauté. (ndlr : Emile est arrivé mercredi et devrait jouer son premier match le premier weekend de février).