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2ème partie - Basket et télévision : une impossible histoire d’amour ?

mercredi 18 janvier 2006, par Eagledesert

Basket Info vous propose d’en savoir plus sur les difficiles relations existant entre le monde du basket et celui du petit écran. Second épisode aujourd’hui avec le récit des rendez-vous manqués entre le basket et la télévision.

- 1ère partie : Le basket français dans le concert des autres sports collectifs
- 2ème partie : L’histoire du basket à la TV
- 3ème partie : Les conséquences
- 4ème partie : Conclusion

L’histoire des rendez vous manqués

Années 1987/1994, les victoires du CSP Limoges (1982 et 1983) et de l’Elan Béarnais Orthez (1984) constituant les premiers titres français sur l’échiquier européen d’un sport collectif, amenèrent en 1987 au premier contrat avec le service public, contrat qui prévoyait une quinzaine de matchs en direct le samedi après midi sur France 2.
Gérard Holtz lance des « Vive le basket », Patrick Chêne jeune journaliste enthousiaste et passionné fait équipe avec Bernard « C’est trois points si ça rentre » Père.
Parallèlement le basket fait parler de lui.
Par la pratique « sauvage » (streetball) relayée par les équipementiers et la « Dream Team » des Jeux Olympiques de 1992, le basket sort de sa confidentialité « franco-française ».

On parle basket en dehors du strict contexte du sport, le basket est « in », le basket est « tendance ».
Canal+ âgé d’à peine 10 ans relaie par ses retransmissions NBA, l’image jeune et dynamique du basket.
Pourtant le basket français ne sait pas en profiter.

A partir de 1994, le basket régresse malgré 1,5 à 2 millions de spectateurs et 20% de parts de marché au début de décennie.
Comment le basket a-t-il pu descendre si vite ?
La chaîne cryptée par son traitement de qualité (réalisation et commentaires) fait fantasmer le microcosme du basket français, indisposé par la couverture large mais trop vulgarisatrice de France Télévisions.
Conjointement, cette dernière doit composer avec Canal+ donc, mais aussi Eurosport.

De 15 rencontres le samedi après midi sur France 2 (1987), on passe à 8 rencontres sur France 3 le dimanche après midi en 1994/1995.

Canal+ retransmet un match par journée le samedi après midi à 14 heures, Eurosport un match par journée le samedi en « prime time ».

74 rencontres sont retransmises en direct pour la saison 1994/1995, mais seulement 8 pour France Télévisions, le vers est dans le fruit.

A partir de 1995/1996, tout s’accélère, France Télévisions rognant sur ses obligations contractuelles, ne diffuse que 6 rencontres avant de se retirer en 1996/1997.
Canal+ déçu par les audiences décide d’accompagner le rugby, jeune professionnel (1995) renvoyant le basket français sur Canal+ thématique en 1997/1998.
Redevenant sport confidentiel, le basket est perçu économiquement comme « sport de niche » localisé aux bastions dominants et médiatiquement au mieux comme un sport d’appel mais aucunement comme porteur d’audience.
Toutefois 1999/2000 est celle de l’espoir, France Télévisions et Pathé-sport propose une forte augmentation en termes de matchs (46) et de droits (46 millions de francs sur 3 ans).

Espoir de très courte durée, puisqu’en 2001/2002 le nombre de matchs régresse, France Télévision se désengage de nouveau, Pathé-sport quasi seul diffuseur de basket ne retransmet que 25 matchs toutes compétitions confondues (Euroleague, Pro A, NBA, NCAA,...).